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La propriété sur laquelle est bâtie notre école, a été achetée par une religieuse des Filles du Cœur de Marie en 1841. Quelques lignes pour vous éclairer sur cette congrégation :

Créée en pleine tourmente révolutionnaire en 1790, la Société des Filles du Cœur de Marie est un institut religieux qui a pour mission de » vivre l’Evangile dans la vie de tous les jours, dans tous les milieux, dans la discrétion en se conformant aux vœux premiers de leur fondateur : « Etre pleinement religieuse en plein monde. »

 

Au départ…

C’est une jeune femme de l’aristocratie de Rennes, Adélaïde de Cicé , née de famille nombreuse, qui a ressenti très tôt le désir de se consacrer à Dieu et de servir les plus pauvres.

Comme cela se faisait couramment à l’époque, elle parla de son objectif, voire de son désir à son confesseur : le Père Pierre-Joseph de CLORIVIERE.

Pour Adélaïde de Cicé, il ne suffisait pas d’avoir un désir mais il fallait aussi trouver les moyens de vivre. C’est peut-être pour cela qu’elle prendra en août 1783 pendant une retraite cette résolution :

« Je fais résolution de retrancher toutes les dépenses inutiles pour moi et de me borner à cet égard au simple nécessaire dans ma position. Je regarderai ce que je possède comme appartenant aux pauvres beaucoup plus qu’à moi. »

 

Mais comment vivre pleinement une vie religieuse dans cette période de tourmente révolutionnaire en France sans tomber sous le coup des lois ?

Souvenons-nous du contexte historique : interdiction des privilèges,  l’Eglise (et tout ce qui a un quelconque rapport avec elle) est contestée. Ce qui entraîne par ailleurs l’interdiction des vœux religieux, la constitution civile du clergé…

 

 

 

Une société et non une congrégation…

 

Le Père de CLORIVIERE comprend alors le danger et cherche à sauver la vie religieuse, lui qui a été en ce temps-là, le dernier Jésuite à prononcer ses vœux avant la suppression de la Compagnie de Jésus*. Le 19 juillet 1790, il lui montre comme un clin d’œil le plan d’une société religieuse nouvelle, adaptée aux circonstances dans les quelles l’Eglise se trouve. Ainsi naissait les sociétés du Sacré Cœur de Jésus (pour les hommes) et des Filles du Cœur de Marie (pour les femmes) le 2 février 1791.

En dénommant « société » ces nouvelles institutions religieuses, les fondateurs établissaient une nouvelle manière d’être religieuse : par exemple, elles ne portaient pas de signe distinctif, ni de croix, ni de soutane. Leur seul signe : leur engagement à vivre leur vie selon l’Evangile de Jésus-Christ. Elles travaillent dans la vie quotidienne, et font tous les métiers possibles, là où on a besoin d’elles. Aussi pouvons-nous retenir que ce sont ces mêmes raisons qui font qu’elles sont appelées encore aujourd’hui « mademoiselle » au lieu de « sœur ». Elles vivent dans la discrétion et non dans le secret. En effet, même si à l’époque de la tourmente, Pierre-Joseph de Clorivière et Adélaïde de Cice se cachent pour travailler clandestinement au développement des 2 sociétés, ils sont reconnus comme vivant selon l’Evangile, celle de la Charité faite aux pauvres et aux personnes malades. Pour preuve, ils seront arrêtés chacun.

 

Aujourd’hui la Société des Filles du Cœur de Marie se développe dans tous les milieux sans signes distinctifs, dans la discrétion, sans une mission particulière comme le font d’autres congrégations religieuses. Elle répond aux divers besoins de l’Eglise et du Monde.

Les Filles du Cœur de Marie ont créé et animent des œuvres de formation et d’enseignement dans tous les pays où elles sont implantées.

La Société des Filles du Cœur de Marie a eu assez tôt à cœur l’éducation et l’avenir des jeunes. Le cours bastide en est une preuve vivante et fait partie des 12 institutions sous tutelle des Filles du Cœur de Marie.