AUTEURS

ALEXIS RAGOUGNEAU

Alexis Ragougneau est un auteur de théâtre, romancier français et comédien né en 1973. Après une école de commerce et, surtout, une école de théâtre au studio 34 à Paris, il se consacre à l’écriture d’une douzaine de pièces dont neuf montées en France, Belgique et Suisse. Pendant deux ans il a été gardien dans la cathédrale Notre Dame de Paris et décida tout naturellement d’écrire deux romans ayant pour cadre ce lieu. Tout d’abord La Madone de Notre-Dame aux ]éditions Viviane Hamy en 2014 et Évangile pour un gueux aux éditions Viviane Hamy en 2016. Adepte du polar et des romans policiers, l’auteur reste néanmoins fortement inspiré par la philosophie, le théâtre et la littérature classique. Il publie Niels le 31 Août 2017 aux éditions Viviane Hamy. Ce dernier est séléctionné pour le prix Goncourt en 2017.
Commentaire sur le livre :
« Alexis Ragougneau revient cette année avec Niels, un roman d’une rare puissance qui fait fi des genres littéraires. » Edition Viviane Hamy
« Avec « Niels » Ragougneau a peut-être écrit le meilleur film de la rentrée » Rentrée Littéraire
« Une réflexion sur l’honneur et une ode au théâtre, à la littérature et à l’amitié. » Paris Normandie

Sources :
Wikipedia / Babelio / Télérama.fr / Rentrée Littéraire

Pauline

FRANCOIS-HENRI DESERABLE

François-Henri Désérable est né le 6 février 1987 à Amiens, est un écrivain et un ancien joueur de hockey de glace
Il a étudié les langues et le droit à l’université de Picardie Jules-Verne puis à l‘université Jean-Moulin-Lyon-III où il a été chargé de cours.
Il écrit une thèse sur « L’exécution des sentences arbitrales face à l’immunité d’exécution des Etats » qu’il abandonne par la suite pour se consacrer entièrement à la littérature.
François-Henri Désérable commence à écrire après la lecture de Belle du Seigneur d’Albert Cohen.
Œuvres principales :
Tu montreras ma tête au peuple, Gallimard, 2013
Evariste, Gallimard, 2015

Critique du livre :

« Qu’est-ce qu’un mensonge, sinon une variation subjective de la vérité ? »
Pour être tout à fait clair dès le début, je n’ai pas lu La Promesse de l’aube. Au moins ce livre m’en a donné l’envie, c’est déjà pas mal. De plus, j’ai acheté Un certain M. Piekielny au hasard, comme je fais à chaque rentrée littéraire, pour me tenir un peu au courant de ce qui se fait. Lorsque je l’ai donc ouvert, je ne savais logiquement pas à quoi m’attendre, je ne pensais pas que je me lançais dans une véritable enquête pour retrouver ce M. Piekielny.

Ce fut par un concours de circonstances que l’auteur déambulant dans Vilnius se trouva face à l’immeuble où Gary passa une partie de son enfance. Devant la plaque commémorative lui fournissant cette information, se rappela à sa mémoire l’existence de ce mystérieux M. Piekielny, personne (ou personnage ?) qui marqua d’une certaine façon la vie de celui qui lui consacra quelques lignes de son autobiographie.

De façon générale, l’ouvrage de Désérable est marqué par une patte très journalistique du fait d’une certaine profusion de détails pour le moins contingents, un peu à la manière d’un Houellebecq. En ce sens, la mention « roman » présente en couverture, et certainement du fait de l’éditeur, n’est pas un gage d’honnêteté.

Du récit de son enquête, l’auteur ne manque pas de l’entrecouper d’anecdotes sur sa propre vie que, parfois, il semble vouloir caser envers et contre tout. S’il prétend parler de Gary en s’évoquant lui-même, on peut penser que le procédé serve à donner de l’air à son récit. Encore faut-il que ça soit intéressant. Parfois ça ne l’est pas. Plus gênant pour ces passages là, lorsqu’il écrit véritablement sur Gary, c’en devient tout à fait passionnant. Je comprends cependant la complexité de son exercice : il fallait tirer sur la ligne tout en évitant de raconter La Promesse de l’aube en entier. Blablater sur sa vie devenait alors la solution toute trouvé.

A cela s’ajoute que parfois l’auteur tente des aphorismes un peu lourds ou des blagues dont je ne suis pas convaincu qu’elles puissent êtres comprises par tout le monde.
Comme diraient certains : « Les vrais comprendront. »

Le livre n’en reste pas moins parsemé de passages délicieux.
Des passages sur la vie de Gary tout autant que ceux sur son grand-œuvre en lui-même, Désérable décrit très bien la vision qu’il s’en fait, expliquant globalement qu’à ceux yeux, on a jamais aussi bien menti. De tout cela reste donc une vision très floue de ce qu’il en a été véritablement de ce M. Piekielny

sources :

Bérénice

KAOUTHER ADIMI

Kaouther Adimi est née à Alger en 1986. Elle a obtenu une licence de langue et littérature françaises en Algérie avant de s’installer à Paris où elle obtient un master de management international des ressources humaines.
Ses nouvelles ont été distinguées à deux reprises par le prix du jeune écrivain francophone de Muret en 2006 et 2008 et également par le prix du FELIV (Festival international de la littérature et du livre de jeunesse d’Alger) en 2008.
Son roman Nos Richesses est publié en 2017. Par la suite, son roman Nos richesses est sélectionné pour les prix Renaudot et Goncourt.

Bibliographie :
L’Envers des autres, 2011
Le Sixième Œuf, publiée dans le recueil collectif Alger, la nuit aux éditions Barzakh, 2011.
Des pierres dans ma poche, 2015

Commentaire :
Nos richesses, c’est à la fois le titre du livre de Kaouther Adimi, son propos et sa matière. Des richesses qui ne restent vivantes que par la transmission d’une génération à l’autre, d’un pays à l’autre, entre deux rives, entre deux continents, par une Histoire faite d’amour et de haine mêlées jusqu’à colorer de sang l’eau des fleuves. L’aventure de la librairie-bibliothèque-maison d’édition Les Vraies Richesses au 2 bis de la rue Hamani (ex rue Charras) à Alger porte en elle ces mêmes richesses d’amitié, d’intelligence, de générosité et d’humanisme qui font la force et la fragilité des projets fous.

Je suis d’ores et déjà emportée par cette histoire de la librairie-maison d’édition-bibliothèque du 2 bis de la rue Hamani. Kaouther Adimi a l’art de nous transporter à Alger et de nous tenir en haleine – grâce à un habile jeu sur les narrations et les temporalités – sur le devenir de cette librairie atypique. J’ai hâte de connaître la suite des événements qui ont jalonné l’histoire des « Vraies richesses » et de découvrir le sort de cette librairie atypique, et des hommes qui l’ont façonnée.

Sources :

http://www.actes-sud.fr/contributeurs/adimi-kaouther-0

http://www.seuil.com/auteur/kaouther-adimi/22349

Cheyenne

YVES RAVEY

Yves Ravey est un auteur français né en 1953. Professeur d’Arts Plastiques et de français dans un collège de Besançon, il se lance dans l’écriture en 1989 avec le roman La Table des Singes. Ses romans et pièces de théâtre assez courts, entre quatre-vingt et cent cinquante pages, attire une audience de plus en plus nombreuse, qui se plonge dans ses thrillers sombres et inquiétants. Recevant des critiques élogieuses à chaque sortie, l’auteur se dit inspiré par la littérature américaine et par « les romans noirs » des années 1920-1930. En plus de vingt-cinq ans de carrière, il a écrit vingt œuvres, dont le dernier en date, sorti en 2017 Trois jours chez ma tante  a été sélectionné pour le Concours Goncourt des lycéens. Son travail a déjà été récompensé par deux prix ; le prix Marcel-Aymé en 2004 pour son roman Le Drap. Le premier prix Renfer lui est destiné en 2011 pour l’ensemble de son œuvre.

Une sélection de ses romans :
– Un Notaire peu ordinaire, 2013, Éditions de minuit
– Sans État d’Âme, 2015, Editions de minuit
– La Possession Pilgrim, 1999, Éditions de minuit
– Dieu est un steward de bonne composition, 2005, Éditions de minuit
– Pudeur de la lecture, 2003, Les solitaires intempestifs
– Alerte, 1996, Éditions de minuit
– Moteur, 1997, Éditions de minuit

sources :

Lucie

VERONIQUE OLMI

Véronique Olmi est née à Nice en 1962. Elle a suivi des études d’art dramatique chez Jean-Laurent Cochet, puis a été assistante à la mise en scène pour Gabriel Garran et Jean-Louis Bourdon de 1990 à 1993. 
Elle écrit d’abord pour le théâtre avant de publier son premier roman en 2001. Ses livres sont traduits dans de nombreuses langues et ses pièces jouées dans le monde entier.

Motivation : Véronique Olmi est une exilées russe. Elle a tout d’abord commencé en tant que comédienne, où elle trouvait qu’il existait une vraie proximité entre le tempérament russe et le tempérament méditerranéen. Puis, elle a décidé de se mettre à l’écriture pour dépasser ses échecs de comédienne.
Profession : Romancière et auteure de théâtre parmi les plus traduite en Europe, la Niçoise est aussi une comédienne d’exception.

Véronique Olmi possède une maison près de Langeais, en Touraine. Un jour, elle est entrée visiter l’église, dont Bakhita est la patronne. La niçoise a été totalement kidnappée par cette femme. En effet, Bakhita a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.
Bakhita est donc le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
D’une manière générale, ce livre a été beaucoup apprécié, notamment par le fait que ce soit une histoire vraie.

ses œuvres principales :
Bord de mer, 2001
Cet été là, 2011
Le passage, 1996
Chaos debout, 1997

Sources :

https://www.babelio.com/auteur/Veronique-Olmi/10722

http://www.parismatch.com/Culture/Livres/Veronique-Olmi-plonge-dans-le-mystere-Bakhita-1339076

http://www.albin-michel.fr/ouvrages/bakhita-9782226393227

https://www.babelio.com/livres/Olmi-Bakhita/957536

Clara & Léo

MARIE HELENE LAFON

Biographie

Marie-Hélène Lafon est une écrivaine française, née en 1962 à Aurillac dans le Cantal. Elevé par ce qu’elle appelle des paysans elle passe son enfance dans le Cantal, dans un pensionnat religieux puis elle part sur Paris pour continuer ses études. Après avoir obtenu son bac à la Sorbonne pour faire des études de lettre classique. Elle est professeur agrégé de français, latin et grecque, elle écrit depuis ses 34 ans
Dans chacun des ses ouvrages, on retrouve le décor de son enfance passée dans le Cantal. Elle a commencé à écrire à trente quatre ans, à l’automne 1996, elle a eu « le sentiment de manquer sa vie, de rester à côté, elle se sentait comme une vache qui regardait passer le train et les vaches ne montent pas dans le train » se confie-t-elle. Elle pense qu’écrire est pour elle l’épicentre du séisme vital, ou qu’elle ne se sent jamais exister aussi intensément que quand elle écrit.
Marie-Hélène vit à Paris.

Bibliographie : autres exemples de ses œuvres : organes, le soir du chien (2001), Liturgie (2002)

Commentaires de l’oeuvre

Des vies…
Ni bruit ni fureur dans les courts romans de Marie-Hélène Lafon. Pas de mots inutiles non plus, juste un regard acéré, une mémoire infaillible et un don pour restituer simplement les gens et les choses. Des phrases épurées pour inventer la vie de Gordana, une caissière de Franprix dans un quartier de Paris, une observation longue et silencieuse pour sentir ses failles, sa vie. De la même manière elle invente la vie d’un client assidu de Gordana; Un bref instant, on aperçoit le pied-bot de cette jeune femme d’origine étrangère certainement, et là, on peut lui inventer une autre vie. Dans le même temps,l’ observatrice raconte aussi son propre parcours, ses désillusions.
En fait ces personnages déracinés se retrouvent à Paris, non pas perdus dans la grande ville, mais arrimés à leurs habitudes. J’admire cette capacité de l’auteur de tout dire avec peu de mots mais si justes. La lecture est courte mais dense. Un calme bonheur.

sources :

http://www.onlalu.com

http://www.la-croix.com

http://www.m-e-l.fr

Deidre, Mathilde & Kim

BRIGITTE GIRAUD

Origine : Française
Naissance : Sidi-Bel-Abbès, Algérie, 1960
Profession : Ecrivaine française (romans, nouvelles), elle a été journaliste et libraire et elle est chargée de la programmation du festival de Bron. Elle dirige également la collection « la forêt » aux éditions Stock.
Motivations littéraires : Elle a toujours eu un esprit littéraire et a commencé par vouloir écrire une nouvelle, qui s’est finalement transformée en roman. Dans ses histoires elle trace la vie de ses personnages et écrit avec ses obsessions et ses questionnements.
Après avoir étudié l’allemand et l’anglais, Brigitte Giraud se dirige vers le métier de libraire, journaliste, critique littéraire, puis devient programmatrice pour la fête du livre de Bron, qui est une importante manifestation de la région Lyonnaise (où elle vit actuellement), dont elle est encore la conseillère littéraire aujourd’hui. Elle publie son premier roman en 1997 et a depuis gagné le prix Goncourt 2007 pour sa nouvelle L’amour est très surestimé, le prix du jury Giono pour Une année étrangère et la mention du prix Wepler pour A présent.

Bibliographie de Brigitte Giraud :
La Chambre des parents, 1997
Nico, 1999
À présent, 2001
Marée noire, 2004
Nouvelle dans Dix ans sous la Bleue, collectif, 2004
J’apprends, 2005
L’amour est très surestimé, 2007
Une année étrangère, 2009
Avec les garçons suivi de Le garçon,2010
Pas d’inquiétude, 2011
Avoir un corps, 2013
Nous serons des héros, 2015
Un loup pour l’homme, 2017

commentaires :
Les dialogues sont rares, exceptionnels et ce n’est pas le fruit du hasard. Brigitte Giraud écrit une langue souvent poétique, n’hésitant pas à glisser un alexandrin ici, une allitération là, mais elle ne pense pas en termes de « scénario », de personnages. Antoine, Lila, Martin et les autres, ce sont des individus et c’est une génération que l’on peut dire sacrifiée. Ils incarnent un moment tragique de notre histoire et user du discours direct, mettre des répliques dans leur bouche, ce serait en faire des sortes de pantins, qu’ils ne sont jamais.
Et ce parce que l’autre caractéristique de cette écriture, que l’on trouve de texte en texte, c’est la présence du corps. Dès les premières pages, Antoine vit dans sa peau, dans ses organes et sa bouche cette aventure loin du froid de la région lyonnaise : le sable s’immisce partout, envahit tout ce qui l’entoure, suscite le malaise. Le ciel lui-même paraît empêtré, figé : « Tout ce bleu sourd et figé ne dit rien jamais du temps qui passe. Il happe et enferme dans un seul et même jour, sans cesse recommencé. Quelque chose couve, mais ce n’est peut-être que la sensation de la chaleur qui oppresse la cage thoracique, empêchant l’air de circuler et de chasser les mauvaises pensées. »
L’enlisement ne s’interrompt jamais ; des hommes dérivent, s’effondrent, à l’instar de Tanguy, le chef qui devient alcoolique, ne sait plus donner de consignes à ses hommes, perd pied, tandis que le FLN, puis l’OAS font régner la terreur, rendent tout absurde, incompréhensible. Aux derniers jours, quand vient le moment de monter sur le bateau qui ramène en France, Antoine ne sait plus trop qui il est. Mais il a Lila, il a Lucie, et des années devant lui pour reconstruire quelque chose.

sources :

Mirana & Eva

YANNICK HAENEL

Yannick Haenel est né le 23 septembre 1967 à Rennes. Il a passé sa jeunesse en Afrique, puis au Prytanée Militaire de la Flèche (séjour qu’il a relaté dans son premier roman : Les Petits soldats, paru en 1996 aux éditions de la Table Ronde).  Il vit à Paris, où il Co-anime avec François Meyronnis la revue Ligne de risque, qu’il a fondée en 1997.
Il a plongé par l’écriture et la Littérature après la lecture de Moby Dick, dès ses quatorze ans.
Enseignant de français jusqu’en 2005, Il est chevalier de l’ordre des arts et des lettres en janvier 2010 et de l’ordre du mérite de la république de Pologne en 2012.
Prix décembre en 2007, Prix Roger-Nimier en 2008, Prix du Roman Fnac et Prix Interallié en 2009.
Ecrivain de divers Romans :
Les Petits Soldats, La Table ronde, 1996 (repris dans « La Petite Vermillon », 2004)
Introduction à la mort française, Gallimard, coll. « L’Infini », 2001
Évoluer parmi les avalanches, Gallimard, coll. « L’Infini », 2003
Cercle, Gallimard, coll. « L’Infini » prix Décembre 2007, prix Roger-Nimier 2008.
Jan Karski, Gallimard, coll. « L’Infini », 2009 prix du roman Fnac et prix interallié.
Les Renards Pales, Gallimard, coll. « L’Infini », 2013 
Tiens ferme ta couronne, Gallimard, coll. « L’Infini », 2017 
Ainsi que d’un essai :
Prélude à la délivrance, avec François Meyronnis, Gallimard, coll. « L’infini », 2009
De deux volumes d’entretiens :
Ligne de risque, sous la direction de Yannick Haenel et François Meyronnis, Gallimard, coll. « L’Infini », 2005
Poker, entretiens de la revue Ligne de risque avec Philippe Sollers, Gallimard, coll. « L’Infini », 2005
Et de récits :
À mon seul désir, éditions Argol, 2005
Le Sens du calme, Mercure de France, coll. « Traits et portraits », 2011
Je cherche l’Italie, Gallimard, coll. « L’Infini », 2015
 commentaires :
« Cette population de pensées est un monde, et même les livres écrits et publiés par Melville ne suffisent pas à donner une idée de l’immensité qui peuple la tête d’un écrivain comme lui. D’ailleurs, il y a une phrase de Moby Dick qui évoque ce débordement : à propos du cachalot, elle évoque l’intérieur mystiquement alvéolé de sa tête. Eh bien, c’est précisément de cela que traitait mon scénario : l’intérieur mystiquement alvéolé de la tête de Melville ».
Il se peut qu’un grand livre soit écrit sous une divine protection marine, il se peut qu’un grand écrivain soit béni des fées. Il se peut que ce livre ait pour nom Tiens ferme ta couronne, et tout porte à croire que cet écrivain se nomme Yannick Haenel. Il se peut que ce roman, majestueusement cinématographique, soit saisi par les images et l’art secret de la mise en scène d’un cinéaste américain qui a filmé le cœur mystique de son pays, ses fureurs, ses cris et ses mensonges. Il se peut que ce livre majeur soit nourri du silence de l’aube, de petits éclats bleus, de visions et de noms.
Il se peut également que les noms habitent miraculeusement ce roman, comme ils ont habité Cercle, Evoluer parmi les avalanches, ou encore Le sens du calme et A mon seul désir, les noms témoins du temps révélé : Melville, Cimino, mais aussi Kafka, Hölderlin, ou encore Rembrandt. Melville, Cimino, deux noms qui vont poétiquement inspirer ce roman. Comme si le révélateur de Moby Dick et celui des Portes du Paradis renaissaient d’entre les morts, s’inspiraient mutuellement. Les mots et les noms, les images, et le souffle, voilà ce qui nourrit ce roman aventurier, la mer se lève, le ciel s’assombrit, mais une lumière continue à trembler dans le cœur du narrateur, une lumière italienne dans le ciel de New-York.
« Les ténèbres attendent que nous perdions la lumière ; mais il suffit d’une lueur même la plus infime, la pauvre étincelle d’une tête d’allumette pour que le chemin s’ouvre : alors, le courant s’inverse, vous remontez la mort ».
P. Chauché

Sources :

Andréa

PHILIPPE JAENADA

Philippe Jaenada est né le 25 mai 1964 à Saint-Germain-en-Laye. Il fait des études scientifiques jusqu’à ses 20 ans, mécaniques, puis un début d’école de cinéma, puis « quarante-trois mille petites choses » jusqu’en 1989 ; où il « déraille » et s’enferme chez lui pendant un an pour écrire des nouvelles.

Quelques œuvres :
* Le Chameau sauvage (Prix de Flore 1997). Éditions Julliard, 1997. Réédition J’ai Lu n°4952, Nouvelle génération, 1998.
* Néfertiti dans un champ de canne à sucre. Éditions Julliard, 1999. Réédition Presses Pocket n°10978, Nouvelles voix, 2000. Réédition Points Seuil, 01/2009.
* La grande à bouche molle. Éditions Julliard, Hors Collection, 2001. Réédition J’ai Lu n°6493, 2003.
* Le Cosmonaute. Éditions Grasset, 2002. Réédition Le Livre de Poche n°30061, 2004.
* Vie et mort de la jeune fille blonde. Éditions Grasset, 2004. Réédition Le Livre de Poche n°30586, 2006
* Les Brutes. Dessins de Dupuy et Berbérian. Éditions Scali, Coll. Graphic, 2006. Réédition Points Seuil, 01/2009.
* Déjà Vu. Photos de Thierry Clech, textes de Philippe Jaenada. Éditions PC, 03/2007.
* 10 ans, 10 auteurs, 10 nouvelles (contient une nouvelle inédite de Philippe Jaenada). J’ai Lu, 2008.
* Sous le manteau : cartes postales érotiques des années folles (contient une nouvelle inédite de Philippe Jaenada). Flammarion, 2008.
* Plage de Manaccora, 16h30. Éditions Grasset, 01/2009.
* La femme et l’ours. Éditions Grasset, 09/2011.
* La Malle (contient une nouvelle inédite de Philippe Jaenada). Éditions Gallimard, 03/2013.
* Sulak. Éditions Julliard, 08/2013.
* La petite femelle. Éditions Julliard, 08/2015.
* Spiridon Superstar. 13e Note éditions, 05/2016.
* La Serpe. Éditions Julliard, 08/2017.

sources :
https://youtu.be/jkEuLAss6ws Philippe Jaenada – La Serpe
http://laregledujeu.org/2017/09/02/32193/la-serpe-le-roman-enquete-de-philippe-jaenada/ critique de La Serpe

Albane

ALICE ZENITER

Biographie :
Alice Zeniter est une romancière, et dramaturge française née en 1969 à Alençon. C’est une ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, elle fut chargée en 2013 d’enseigner à l’université Sorbonne Nouvelle. Elle a également enseigné le français en Hongrie où elle a vécu plusieurs années. Alice Zeniter a publié son premier roman (Deux moins un égal zéro) à l’âge de 16 ans. Lorsqu’elle était enseignante en Hongrie, Alice Zeniter fut assistante-stagiaire à la mise en scène dans la compagnie théâtrale Kreatakor du metteur en scène Arpad Schilling. Puis elle a collaboré à plusieurs mises en scène de la compagnie théâtrale Pandora, et travaille en 2013 comme dramaturge pour la compagnie Kobal’t. Elle collabore à l’écriture du long métrage Fever, une adaptation du roman éponyme de Leslie Kaplan. Aujourd’hui elle est toujours romancière et enseignante.

Commentaire :
Le livre d’Alice Zeniter L’art de perdre, nous conte une histoire de réfugiés franco-algérien avant, pendant et après la guerre d’Algérie. Elle écrit ce livre d’un autre point de vue que celui que l’on a l’habitude de voir dans les œuvres en rapport avec ce thème, en effet elle décide de narrer son histoire du point de vue des perdants. L’action se passe en 1950 et le personnage principal, Ali se retrouve à devoir faire un choix entre l’Algérie indépendante (qu’il choisit) ou l’Algérie coloniale. L’histoire se déroule sur 3 générations.

sources :

Marvin & Côme

FREDERIC VERGER

-Fréderic Verger est un romancier parisien né à Montreuil-sous-Bois le 15 mars 1959. Il est actuellement enseignant à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne et chroniqueur dans la Revue des deux mondes, une des plus anciennes revues mensuelles littéraires.
Il reçoit en 2013 le prix Liste Goncourt, ainsi que le prix Thyde Monnier et le prix Valery-Larbaud. Il est l’auteur de deux romans : Arden en 2013 qu’il a mis 5 ans à écrire, et Les Rêveuses en 2017.

-Les Rêveuses raconte l’histoire d’un jeune allemand, Peter Siderman, engagé en mai 1940 dans l’armée française. On retrouve dans ce livre rempli de mystères, de secrets et de nostalgie la prose riche en métaphores réjouissantes, en inventions fantasques, en rebondissements et en scènes inoubliables de Fréderic Verger. Il a un style fluide et poétique apprécié par les lecteurs de son roman très réaliste et détaillé dans lequel on trouve des métaphores et des allégories en grand nombre. L’histoire a de multiples rebondissements, accompagnés d’un humour cocasse et tragique.

SOURCES :

http://www.lefigaro.fr/livres/2014/03/04/03005-20140304ARTFIG00239-frederic-verger-goncourt-du-premier-roman.php

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Les-reveuses

http://hervegautier.e-monsite.com/blog/frederic-verger/les-reveuses.html

Lisa

PATRICK DEVILLE

Né à Saint Brevin, le 14/12/1957 dans un hôpital psychiatrique où il grandit. Il suit des études de littérature française et comparée à Nantes, où il obtint deux maîtrises. Suite à l’obtention de son CAPES, il débute une série de voyages. Son premier roman Cordon bleu parait en 1987 et en 1996, il créer « le  prix de la jeune littérature latino américaine ». Il enchaina ensuite les romans, pour publier en 2017 Taba Taba, sixième tome de son grand projet : raconter l’histoire de France à travers sa famille.

Commentaire
Le livre a un rythme lent, il avance à tâtons en revenant sur ses pas. C’est un périple intéressant autour de la France de 1957 à 2017.

sources :

Prune & Margaux

OLIVIER GUEZ

Biographie

Olivier Guez est un journaliste, écrivain français né en 1974 à Strasbourg. Il fait parti de la Communauté Israélite. Après avoir fréquenté l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) et London School Economics, il obtient une maitrise en relation internationale puis une licence de droit à l’université de Lille II. Basé à Paris depuis 2009, après avoir vécu Berlin, Londres, Bruxelles et Managua, il travaille régulièrement pour plusieurs grands médias internationnaux dont le New York Times, Le Monde, Le Figaro Magazine, L’Express, Politique Internationale, Der Freitag, Der Tages Anzeiger, Das Magazin et Il Foglio.

Critiques

« Passionnant. C’est un fait : le nouveau roman d’Olivier Guez, La disparition de Josef Mengele, dévoilé au tout début de cette rentrée littéraire 2017, ne manque pas de qualités. » critique de Pierre Chamaret.
« J’avais entendu de très bons avis sur ce roman, ce qui m’a donné très envie de le découvrir. J’ai passé un bon moment de lecture, beaucoup d’éléments du livre m’ont intéressé… Toutefois, je reste un peu sur ma faim car j’ai trouvé le roman assez plat au final. » avis de Ma petite culture

sources :

Camille et Clarisse.

ERIC VUILLARD

Éric Vuillard, né en 1968 à Lyon, est écrivain et cinéaste. Il a réalisé plusieurs films (L’homme qui marche en 2006 et Mateo Falcone en 2008) et il est l’auteur de quelques livres qui ont reçu des prix tels que le prix Valery-Larbaud à deux reprises. Dans L’Ordre du jour, d’après le Monde, Éric Vuillard se glisse dans les coulisses de l’Histoire avant l’Anschluss, en 1938 et y entrevoit de sordides vérités. E. Vuillard confie dans L’Express qu’il se montre vulgarisateur, dans le sens noble du terme, afin de rendre accessible à tous l’Histoire, et dans le cas de L’Ordre du jour, les prémices de la Seconde Guerre mondiale.

Éric Vuillard raconte l’histoire d’une mutation double : celle d’industries familiales prêtes à basculer dans une dimension nouvelle et durable, et celle d’un régime au bord de son avènement grâce à elles. Un pacte faustien qui rappellera celui évoqué par Visconti dans Les Damnés.
À l’heure des caméras embarquées, de l’info en continu et du tout-image, Éric Vuillard nous donne à voir et à entendre les épisodes cruciaux d’un passé où le rapport au temps et à la médiatisation, à la sédimentation des faits, était tout autre. « La littérature permet tout, dit-on », souligne Éric Vuillard.
Aujourd’hui, 4 mai 2017, en France, cette lecture permettra aussi de se remémorer quelle logique indécelée, insidieuse et tissée d’intérêts, a souvent présidé dans l’Histoire à l’installation d’un régime autoritaire. Que les facteurs ayant favorisé le mal se nomment compromission, désinvolture, indifférence ou aveuglement.

sources :

Elise & Clara

MONICA SABOLO

Biographie :
Monica Sabolo est née a Milan en Italie le 2 juillet 1971 ,c’est une journaliste et écrivaine fançaise.
Elle a grandi à Genève en Suisse où elle a fait ses études.
Après investissement dans l’action pour la défense des animaux ,elle a l’opportunité de travailler à Paris en 1995 comme journaliste pour un nouveau magazine français: Terre et Océans.
Au lancement de Grazia, Monica Sabolo est recrutée comme rédactrice en chef.
Début 2013, elle prend un congé sabbatique de quelques mois pour écrire un troisième roman pour lequel elle reçoit le prix de Flore.
Monica Sabolo écrit sa premièrefiction à l’âge de six ans. Mais elle ne publiera son premier roman qu’à 29 ans, en 2000.

Commentaire :
Les avis des lecteurs divergent souvent, en effet certains pensent que ce livre est excellent et qu’il confirme que dans chaque famille il ya des secrets que ce soit pour nous protéger ou pour protéger d’autre personne.
D’autres pensent que ce livre est un thriller psychologique qui représente un incroyable tableau de la destruction induite par les névroses et les secrets familiaux et c’est aussi d’une excellente mise en scène du jeu des apparences.
Parallèlement à cela certains lecteurs sont restés totalement hermétique à la petite musique de l’auteur, à l’ambiance glauque crée et ont finis ce roman seulement pour prendre connaissance du dénouement de l’histoire.
Certes l’histoire n’a pas plu a tous les lecteurs mais ils pensent tous que ce livre est plutôt bien écrit et méritent de participer au prix Goncourt.

Article :
Depuis le succès de son dernier roman Crans-Montana, en 2015 Monica Sabolo a prouvé qu’elle excellait à dévoiler les coulisses de ces familles aisées et bien sous tous rapports, qui font payer aux adolescents le prix de leurs tensions. On passe avec virtuosité du songe au réel, où les jeunes filles des annees 70 ressemblent à des apparitions et ne sont pas sans rappeler celles du Virgin Suicides de Sofia Coppola. 
À la manière des romans de Lama Kasischke l’écriture de Sabolo envoûte par ses métaphores – les scintillements, I’eau du lac, le froid de la nuit – pour dire I’état de rêve ou de cauchemar, la fraicheur et la vulnérabilité de l’âge adolescent, l’incompréhension entre adultes et enfants. Vogue

Incontestablement, Monica Sabolo peaufine son style fantomatique dans Summer, enquête d’un frère sur sa soeur disparue depuis vingt-cinq ans. Ce suspense mélancolique confirme le charme de cette romancière : Crans-Montana n’était pas un accident. Le Figaro Magazine

sources :

http://www.editions-jclattes.fr/revue-de-presse-summer-de-monica-sabolo

https://fr.wikipedia.org/wiki/Monica_Sabolo

http://www.lecteurs.com/livre/summer/4884407

Thyffen